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COFACE : recommandations adoptées par le Conseil d'Administration du 13 mai 1992 faisant suite au séminaire Les Familles et l'Alcool » tenu à Dublin les 2 et 3 avril 1992.
1. Problématique
Le développement de l'usage et de l'abus d'alcool et les drames qu'il engendre doivent être analysés tant dans son aspect social et économique que dans celui des relations humaines intra et inter familiales. Il se doit aussi d'être appréhendé dans sa dimension culturelle et internationale.
En ce sens, au nom des personnes et des familles directement concernées, au nom de celles qui se trouveront confrontées aux ravages de cette drogue, la plus pernicieuse car la plus banalisée, mais aussi de toutes les familles, la COFACE après en avoir traité au cours de son Séminaire "Familles et Alcool" organisé à Dublin les 2 et 3 avril en collaboration étroite avec son organistion membre, l'ICA, tient à émettre un certain nombre de réflexions, recommandations et revendications.
La COFACE les adresse à chaque entité concernée: aux Pouvoirs Publics nationaux et communautaires, mais aussi aux leaders d'opinion, aux responsables culturels, aux managers de l'industrie et du commerce, au corps médico-social, aux animateurs des organisations compétentes, ainsi qu'aux familles regroupées et agissant au sein des associations familiales des 12 pays de la C.E.
L'alcoolique ne saurait, ainsi que sa famille, être tenu comme seul responsible de sa maladie mais tout malade ainsi que sa famille sont parties prenantes de sa guérison.
2. Recommandations
Dès lors,
- il est nécessaire, dès le plus jeune âge, de donner aux enfants une véritable "éducation à la vie" où pourraient être abordés des thèmes tels que: l'hygiène de vie, la diététique, les dangers de l'absorption de substances toxiques, , dans le but de promouvoir un comportement positif vis-à-vis de santé et de son bien-être;
- cette éducation doit être prise en charge par l'ensemble des personnes entourant l'enfant (enseignants, éducateurs, etc) en association étroite avec les familles. Ceci doit susciter également le dialogue entre les enfants et les adultes afin d'aboutir au repérage de certaines situations;
- une telle éducation doit également porter sure les différentes structures mise en place afin que chaque individu puisse savoir, à qui parler, auprès de qui s'informer, où trouver un soutien.
une telle éducation ne saurait être confondue avec une vulgarisation médiatique plus soucieuse de sensationnel que de pédagogie, si ce n'est d'indication à la consommation alcoolique;
- la famille est particulièrement intéressée par l'impact de l'alcool sur la jeunesse. A cet effet, l'attitude des parents et l'exemplarité de leur comportement sont des facteurs permanents d'éducation;
- les campagnes d'information doivent, d'une part, indiquer que l'on peut être victime de l'alcool sans pour autant être alcoolique et, d'autre part, démontrer que l'alcoolisme ne doit pas être considéré comme un vice, mais bien comme une maladie. A ce titre, elle doit être traitée comme telle. Assimiler l'alcoolisme à un vice peut avoir pour conséquence que l'individu et sa famille restent dans le silence, le repli sur soi, l'autoprotection et la souffrance. De telles campagnes doivent aider à cibler les problèmes afin de les mettre en évidence et d'encourager l'intervention précoce;
- soigner un implique que la famille soit intégrée au travail des équipes thérapeutiques. La thérapie familiale peut permettre de modifier le comportement de l'ensemble de la famille et d'offrir à chaque membre le soutien don't il a besoin;
- au-delà de leur seul traitement statistique, des recherches sont developpées sur les formes modernes de l'alcoolisme domestique et leur impact sur les divers groupes d'âges; les femmes, les plus démunis, les migrants, etc, de même, l'évaluation continue des thérapies novatrices doit être mise en place.
- on ne pourra pas être efficace dans la lutte contre l'alcoolisme tant que les boissons non alcoolisées seront plus chères que les produits alcoolisés. La publicité de toutes boissons alcoolisées doit s'interdire de tirer argument des effets euphorisants de l'alcool mais au contraire attirer l'attention sur le danger de l'abus de consommation;
- il est important d'encourager la recherche de substituts à l'alcool (bières sans alcool, etc.) plutôt que de prohiber les boissons alcoolisées;
- mais il est encore plus important d'oeuvrer à une véritable mobilisation contre l'alcool d'une même ampleur que celle qui se développe face à d'autres drogues. Celle-ci ne peut être menée à bien sans une réelle prise en considération des conditions de vie des familles et une effective lutte contre la pauvreté, l'isolement, l'exclusion, etc.
3. Engagement
En ce sens, les associations familiales ont un rôle à jouer afin de mener avec l'ensemble des familles et les autres partenaires des actions d'information, d'éducation et de mise en place de réseaux de soutien.
La COFACE s'engage à promouvoir ces recommandations en les inscrivant dans le cadre d'une politique de solidarité, qui ne peut être efficace que si les Etats et la C.E. accordent à son développement tout le soutien financier nécessaire,
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